S’installer en CUMA : le collectif comme filet de sécurité

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Le mois CAP'CUMA s'ouvre sur un sujet simple : pourquoi s'installer en CUMA. Les réponses viennent du terrain, en Occitanie comme en Nouvelle-Aquitaine.

1 934 installations en Occitanie en 2024. C’est 19,3 % de moins qu’en 2023 (MSA). Dans le même temps, la mécanisation pèse en moyenne 25 % des charges d’exploitation. Pour sécuriser les projets d’installation, la FRCUMA Occitanie et la FRCUMA Nouvelle-Aquitaine lancent CAP’CUMA : un mois d’actions terrain et de communication.

Moins d’installations, des charges de mécanisation qui pèsent.

70,5 %

Taux de remplacement en 2024 : pour 100 départs à la retraite, 70,5 installations. Le plus bas en dix ans.

MSA

1 934

Installations en Occitanie en 2024, soit −19,3 %

MSA

1 916

Installations en Nouvelle-Aquitaine en 2024, soit −7,7 %. Les deux régions font ⅓ des installations nationales.

MSA

Si la CUMA permet de lever certains freins à l’installation (investissements, pénibilité, isolement), l’acquisition de l’agroéquipement reste un piège qui peut lourdement pénaliser une installation.

Ce que la CUMA change pour celui ou celle qui s’installe :

De la main-d’œuvre partagée

Avec un·e salarié·e en CUMA, déléguer des chantiers ou la gestion de la CUMA, et se libérer du temps.

Des charges de mécanisation maîtrisées

Moins d’investissement au départ, moins de suréquipement et d’endettement, des frais d’entretien et d’assurance partagés.

Du matériel performant

À plusieurs, on peut choisir d’investir dans des équipements de pointe fiables et récents.

Un prolongement de l’exploitation

Le matériel partagé et les services de la CUMA s’intègrent dans sa stratégie de production individuelle.

Solidarité et innovation

On y teste de nouvelles pratiques, on échange, on s’entraide.

Un ancrage territorial

Plus de 1 600 CUMA en Nouvelle-Aquitaine et 1 500 en Occitanie : il y en a forcément une dans votre périmètre.

La preuve est aussi économique

Pour 1 € apporté au capital social d’une CUMA, l’agriculteur bénéficie de 8 € de valeur à neuf de matériel.

Cinq étapes pour s’installer avec une CUMA

Les Fédérations de Proximité de CUMA et les partenaires de l’installation peuvent vous renseigner sur le fonctionnement et la localisation des CUMA. Une mise en relation avec une CUMA existante ou avec des exploitants ayant des besoins similaires aux vôtres peut être proposée. Les CUMA et leur matériel sont aussi consultables sur la carte myCuma Link.

Faire le point sur ses besoins en matériel de production, de stockage, de transformation ou de tri, mais aussi en main-d’œuvre.

Avec le diagnostic MECAGEST*, calculer le poids des charges de mécanisation de son exploitation et optimiser sa stratégie. Comparer CUMA, individuel ou copropriété lors de la construction du plan d’entreprise.

Souscrire du capital social et signer un bulletin d’engagement pour le/les matériels choisis (s’engager sur une durée, un nombre d’hectares, un volume … selon la CUMA)

Devenir responsable de matériel, administrateur ou responsable convivialité, et prendre part aux décisions.

* En Occitanie

Lors d’une installation aidée (DJA/DNA), la modulation CUMA permet une bonification de l’aide et l’accès à la formation « Diagnostic des charges de mécanisation ». Elle est aussi accessible hors parcours aidé.

Le réseau en action

Le 15 décembre 2026 à Brens, la FDCUMA du Tarn tiendra son assemblée générale. 100 à 120 agriculteurs sont attendus, avec les partenaires de la fédération (Département, Crédit Agricole, Groupama, MSA, Chambre d’agriculture).
Lors de cette AG, pour la fédération, l’enjeu ne se limite pas à l’installation : c’est ce que les CUMA apportent à tous les agriculteurs, dans un contexte difficile. L’installation en fait partie, et elle est posée devant tous les adhérents du département, pas seulement devant les spécialistes.

Au-delà des travaux habituels d’une AG, la fédération mettra en avant la place des CUMA dans des exploitations où elles permettent :

  • à un jeune de s’installer plus facilement, sans trop investir ;
  • à un agriculteur d’investir dans de nouvelles pratiques ;
  • à un agriculteur de se recentrer sur ses activités essentielles ou à valeur ajoutée.

Des jeunes ou nouveaux installés peuvent s’installer plus facilement en rejoignant un collectif où l’entraide économique et technique existe.

Pour un jeune qui s’installe, rejoindre une CUMA ne revient pas à entrer dans un dispositif réservé aux nouveaux installés : il partage les mêmes services que tous les agriculteurs du groupe.