CUMA de Mont-Barre : Pourquoi ils ont troqué le tractopelle contre une pelle de 8 tonnes ?

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Cap sur la polyvalence

Début 2025, la CUMA de Mont-Barre a fait un choix radical : se séparer d’un tractopelle qui prenait la poussière pour investir dans une pelle d’occasion équipée d’un grappin coupeur. Un pari gagnant qui booste la polyvalence et la sécurité sur les chantiers d’entretien.

Tout commence par un bilan lucide des responsables de la CUMA : le tractopelle maison ne sortait quasiment plus des hangars. Pourtant, sur le terrain, les besoins de manutention et d’entretien n’avaient pas disparu. Après une revente rapide, les adhérents ont planché sur un outil plus polyvalent, capable de réaliser des travaux plus variés.

Avant de foncer tête baissée, le groupe a joué la carte de l’intercuma en sollicitant Murat-sur-Vèbre et Lacaune. Si le projet est finalement resté à Mont-Barre (les voisines étant déjà équipées ou sur des projets plus locaux), la démarche prouve une nouvelle fois le bon réflexe réseau !

L’opportunité s’est concrétisée par l’achat d’une pelle d’occasion de 8 tonnes. L’idée ? Ne pas se contenter de creuser, mais valoriser les accessoires. La pelle permet ainsi d’utiliser la vrille à bois de la CUMA, mais c’est surtout l’arrivée du grappin coupeur qui change la donne pour l’entretien des haies.

Adieu l’éternelle épareuse pour les gros travaux de bord de champ ! Les 7 agriculteurs engagés y voient des avantages clairs :

* Sécurité totale : On travaille à distance, avec une maîtrise parfaite de la chute des branches.
* Gros diamètre : Sa maniabilité permet de s’attaquer à des sections allant jusqu’à 20 cm.
* Propreté du chantier : C’est beaucoup plus facile pour « débarder » le bois mort et nettoyer les haies proprement.
* Polyvalence : L’outil permet aussi d’envisager du travail à façon.

Pour que l’investissement tienne la route, la CUMA a misé sur la régularité d’usage. En diversifiant les missions de la pelle (terrassement, vrille, entretien de haies), le groupe assure une meilleure rentabilité de la machine.

Niveau facturation, on reste sur un système classique et transparent :
– Une part fixe annuelle.
– Un complément à l’heure d’utilisation.

Si les tarifs définitifs 2025 sont en cours de calage, les responsables tablent sur un prévisionnel de 800 à 900 € par an et par adhérent. Un coût maîtrisé pour un service qui change vraiment le quotidien sur les exploitations.